Bien choisir

Papier peint de qualité : ce que dit le grammage, et ce qu’il ne dit pas

Feuille de papier peint mat à surface textile façon daim, imprimée d'un motif botanique vert sauge, posée sur une table en chêne à côté d'une règle en acier

Sur une photo, tous les papiers peints se ressemblent. C’est au toucher, à la pose et après quelques années au mur que la différence apparaît. Pour reconnaître un papier peint de qualité avant de l’acheter, on regarde d’abord son grammage, le poids d’un mètre carré. C’est un bon indice, mais il ne suffit pas : un papier lourd peut être médiocre et un papier plus léger excellent, selon ce qui fait son poids. Voici comment lire le grammage, les cinq autres critères qui comptent, et les tests simples à faire sur un échantillon.

Le grammage, c’est quoi ?

Le grammage est la masse d’un mètre carré de revêtement, exprimée en grammes par mètre carré (g/m²). C’est la même unité que pour le papier d’imprimante, qui pèse 80 g/m². Plus un papier peint est lourd, plus il est en général épais, opaque et résistant à la pose. Les fabricants l’indiquent sur la fiche technique, rarement sur l’étiquette du rouleau.

Grammage Ce que c’est en général Ce qu’on peut en attendre
Moins de 120 g/m² Papier peint papier d’entrée de gamme Fin et souvent un peu transparent : il laisse deviner un mur taché, se déchire facilement une fois encollé et marque chaque défaut du mur
120 à 150 g/m² Papier standard, intissé léger Correct sur un mur sain et uni, plus délicat sur un mur ancien
150 à 200 g/m² Intissé courant, vinyle léger Le bon milieu de gamme : opaque, maniable, il masque les petites irrégularités
Plus de 200 g/m² Intissé épais, vinyle expansé, revêtement à support textile La gamme supérieure : épais, couvrant, il comble les micro-défauts et donne de la tenue au mur. À poser avec une colle adaptée aux revêtements lourds

La règle : le grammage se lit avec le support. Deux revêtements de 250 g/m² peuvent n’avoir rien en commun. Le poids d’un vinyle expansé vient en partie de sa couche de plastique, celui d’un intissé ou d’un support textile vient de ses fibres. Le premier sera lourd mais rigide, le second lourd et souple. Demandez donc toujours deux informations ensemble : combien il pèse, et de quoi il est fait.

Ce que le grammage garantit, et ce qu’il ne garantit pas

Un bon grammage apporte trois choses concrètes. L’opacité d’abord : un revêtement épais ne laisse pas transparaître une tache, un ancien motif ou une différence de teinte du mur. La tenue à la pose ensuite : il ne se déchire pas quand on le manipule humide et ne fait pas de plis au marouflage. Enfin, il comble les toutes petites irrégularités, rayures d’enduit ou grain de plâtre.

Il a aussi ses limites. Un creux de plusieurs millimètres ou un mur qui ondule restent visibles sous n’importe quel grammage : il faut les reprendre avant de poser, comme nous l’expliquons dans notre guide du papier peint sur un mur abîmé. Et le grammage ne dit rien de la qualité de l’impression, de la tenue des couleurs à la lumière, ni de la facilité d’entretien.

Les cinq autres critères d’un papier peint de qualité

  • Le support. Le papier se dilate quand on l’encolle puis se rétracte en séchant, ce qui peut ouvrir les joints. L’intissé et les supports textiles restent stables : ce qu’on pose est ce qui reste au mur. C’est le critère qui compte le plus pour une pose réussie, et c’est pourquoi nous conseillons la pose de l’intissé à ceux qui débutent.
  • La finition. Une surface mate ne renvoie pas la lumière : elle cache les défauts du mur et rend les couleurs plus profondes. Une surface satinée ou brillante est plus facile à essuyer mais souligne le moindre relief à contre-jour.
  • L’impression. Sur un décor panoramique, l’image est agrandie à la taille du mur. Une impression de qualité reste nette à un mètre de distance : les contours ne bavent pas, les dégradés ne font pas d’escaliers.
  • La tenue des couleurs. Un mur exposé au soleil pâlit. Les pictogrammes du rouleau indiquent la résistance à la lumière, comme ils indiquent la lavabilité : nous les détaillons dans notre guide pour nettoyer du papier peint.
  • Le toucher. Un bon revêtement a une surface régulière, sans zones brillantes ni grain qui varie d’un endroit à l’autre. Le toucher dit beaucoup de la régularité de la fabrication.

Cinq tests à faire sur un échantillon

Avant de commander plusieurs mètres carrés, un échantillon permet de vérifier presque tout ce qui précède, en dix minutes et sans outillage.

  1. La lumière rasante. Posez l’échantillon à plat près d’une fenêtre, éclairé de côté. La surface doit paraître régulière, sans zones brillantes ni défauts d’impression. C’est aussi ainsi qu’on voit si la finition est vraiment mate.
  2. Le contre-jour. Plaquez l’échantillon contre une vitre. Si le jour passe franchement à travers le motif, le revêtement laissera deviner ce qu’il y a derrière lui sur le mur.
  3. Le pli. Pliez un coin sans le marquer, puis dépliez-le. Un bon support revient sans garder de cassure blanche. Une trace nette signale une couche d’impression ou un support fragiles.
  4. Le dos humidifié. Mouillez légèrement le dos d’une chute et attendez deux minutes. Un papier gondole et se recourbe, un intissé ou un support textile reste plat. C’est exactement ce qui se passera à l’encollage.
  5. La comparaison. Tenez l’échantillon à côté d’un papier peint ordinaire du commerce. L’épaisseur, la souplesse et la tenue se voient tout de suite, mieux que dans n’importe quelle fiche technique.
Deux mains tiennent deux échantillons de papier peint au-dessus d'une table en bois : à gauche un papier fin et brillant qui se froisse, à droite un revêtement épais et mat à la surface textile qui reste parfaitement plat
Côte à côte en lumière rasante, l’épaisseur et la tenue des deux revêtements se lisent sans fiche technique.
Une main plaque un échantillon de papier peint à motif de feuillages contre une fenêtre lumineuse : le jour ne traverse pas le motif, seuls les bords s'éclairent légèrement
Le test du contre-jour : un revêtement opaque ne laisse pas passer la lumière, il ne laissera pas non plus deviner le mur.

Notre papier peint : ce qu’il est, précisément

Nos décors en papier peint sont imprimés sur un support de 270 g/m² en polyester et coton. C’est un grammage de la gamme supérieure, et son poids vient de ses fibres, pas d’une couche de plastique : le support reste souple et stable à l’encollage. Sa surface est poncée façon daim, avec une légère finition gaufrée, et entièrement mate : elle ne renvoie pas la lumière, ce qui donne de la profondeur aux couleurs et aide à masquer les petites irrégularités du mur. Les décors sont imprimés avec des encres UV, latex ou éco-solvant selon les modèles.

Ce support se pose à la colle, comme un papier peint classique, en laizes coupées à la hauteur de votre mur. Si vous souhaitez une seule pièce, sans aucun raccord, le même décor existe en tissu mural : notre comparatif papier peint ou tissu mural vous aide à choisir. Une question sur un décor précis, son support ou son entretien ? Écrivez-nous en indiquant sa référence : nous vous répondons sur ce décor.

Quel grammage pour un papier peint de qualité ?

Au moins 150 g/m² pour un bon papier peint courant, et plus de 200 g/m² pour la gamme supérieure. Mais le grammage se lit avec le support : un intissé ou un support textile de 200 g/m² sera souvent plus agréable à poser et plus stable qu’un vinyle plus lourd.

Un papier peint épais est-il plus difficile à poser ?

Pas forcément, au contraire : il se déchire moins et ne fait pas de plis au marouflage. Il demande une colle adaptée aux revêtements lourds et un cutter bien aiguisé pour les coupes. C’est le support, plus que le poids, qui décide de la difficulté : un intissé, qui se pose sur le mur encollé, reste le plus simple.

Un papier peint épais cache-t-il les défauts du mur ?

Les petits, oui : rayures d’enduit, grain du plâtre, légères différences de teinte. Les trous, les fissures ouvertes et les murs qui ondulent doivent être repris avant la pose. Un revêtement mat aide aussi, parce qu’il ne fait pas briller le relief à contre-jour.

Intissé, vinyle ou papier : lequel choisir ?

Le papier est le plus économique mais le moins stable à la pose. L’intissé est stable, se pose sur le mur encollé et convient à presque tous les usages. Le vinyle résiste mieux au frottement mais respire moins et peut avoir un aspect plastique. Les supports textiles, comme le nôtre, offrent un toucher et une profondeur de couleur que les autres n’ont pas.

Comment entretenir un papier peint de qualité ?

Dépoussiérez-le à sec, régulièrement, avec un plumeau ou une brosse douce. Pour une tache, regardez d’abord les pictogrammes de lavabilité, ou faites un essai sur une chute. Notre guide pour nettoyer du papier peint détaille la méthode selon le revêtement.

Comment juger la qualité d’un papier peint acheté en ligne ?

Demandez trois informations : le grammage en g/m², la composition du support et la finition. Puis, si vous le pouvez, faites les cinq tests ci-dessus sur un échantillon. Un vendeur qui ne connaît pas le grammage ou le support de son produit vous apprend déjà quelque chose.

Un support de 270 g/m², mat, découpé à la taille de votre mur

Tous nos décors existent en papier peint à coller et en tissu mural en une seule pièce. Parcourez notre papier peint chinoiserie, nos panoramiques ou notre papier peint savane.

Laisser un commentaire